La nature se parait de ses plus belles couleurs d’automne lorsque Bruno de Hogues, photographe professionnel, eut un coup de foudre pour notre ville-parc à l’occasion d’un rendez-vous.

Le résultat : des images splendides qu’il a accepté de nous partager.

A cette occasion, Bruno de Hogues évoque son parcours et son métier, qui a bien changé !

« Oui, dans ces jours d’automne où la nature expire,
A ses regards voilés, je trouve plus d’attraits »
« L’automne »,
Alphonse de Lamartine (1790-1869)

Le Vésinet vu par Bruno de Hogues

Parle-nous de toi et de ton travail : ton parcours, tes préférences, ta « signature » picturale, en bref ce qui te caractérise et te distingue…

J’ai débuté en 1980 par 2 années dans une école photo parisienne pour y découvrir la technique voulant en faire mon métier. Puis service militaire dans la Marine Nationale comme photographe. Je me suis ensuite lancé dans le grand bain en devenant photographe salarié pour 2 ans chez Eliophot/Combier à Aix-en-Provence où je réalisais les images de dépliants publicitaires d’hôtels-restaurants et des séries de cartes postales sur toute la France. Retour à Paris comme indépendant voulant travailler dans la Presse, j’ai alors collaboré avec l’Agence Gamma, puis Sygma et Getty Images.

J’ai également développé une clientèle de grandes entreprises internationales dans le Corporate.

Admiratif des 2 artistes que sont Cheyco Leidmann pour la saturation de ses couleurs et Yves Klein pour son fameux Bleu (IKB), j’ai affirmé mon style couleur sur leurs bases.
Pour le Noir et Blanc, émerveillé par les images de Henri Cartier-Bresson, Willy Ronis, Robert Doisneau, Jeanloup Sieff (la liste est très longue !)…

Je réalise également depuis mes débuts des images de Scènes de Rue sur Paris.

Tu as découvert le Vésinet paré des couleurs d’automne.
Est-ce ta première visite ?
Qu’as-tu ressenti ?

Comme Vincennois, il faut dire qu’un bois aux couleurs de feu je connais. Mais la curiosité de découvrir une ville où je n’étais passé que rapidement, a été un véritable choc visuel.

Après un repérage en moto tôt le matin lors de cette belle journée de novembre, tel un artiste-peintre, je me suis laissé envahir par la beauté des lieux. Il n’y a pas à dire, Dame Nature est enchanteresse ! A défaut d’avoir croisé beaucoup de monde, j’ai tout de même lié d’excellents rapports avec vos oies bernaches.

Posez-leur la question, elles vous le diront…

Merci à toi Christophe de m’avoir invité à découvrir ta ville, ce fut un beau moment et j’espère que mes images décrivent bien le charme du Vésinet.

Quels conseils donnerais-tu à un jeune souhaitant se lancer dans la photo ? Le matériel évolue vite, les smartphones s’améliorent, quel avenir pour les réflex ?

Un conseil, je n’en ai pas, le monde de la photo professionnelle étant totalement sinistré !

Tout le monde fait maintenant de la photo et en vivre dignement est devenu difficile, même avec une grosse expérience. Des jeunes, j’en croise beaucoup mais ils traversent l’univers de la photo pro à la vitesse de la lumière pendant que les « anciens » rament pour essayer de survivre. Le phénomène est apparu avec la crise de 2008. Depuis, alors que la photo se surconsomme à l’échelon planétaire, la gratuité et les tarifs low cost ont pris le pouvoir.

Par contre pour la technique, j’aurais aimé commencer ma carrière directement avec le numérique (actuel) et Photoshop. Les possibilités artistiques en numérique étant sans limites créatives. Mon smartphone me sert souvent de Polaroïd en repérages avant de shooter aux 50 millions de Pixels Canon. J’espère seulement que le marché des DSLR (plein format) ne va pas disparaître à l’avenir, phagocyté par celui des smartphones. Mais je n’ai pas de boule de cristal…


Quelques images emblématiques du travail de Bruno de Hogues

En savoir plus :

Site de Bruno de Hogues : http://www.bruno-de-hogues.fr/