Une fois n’est pas coutume, nous allons nous autoriser un commentaire sur un événement politique, ou plutôt… politicien.

Ne pas pointer du doigt certains agissements, c’est s’en faire le complice, on s’y refuse.

Certes, un candidat a le droit de changer d’avis, de se rallier à qui bon lui semble. Encore faut-il faire preuve d’un minimum de cohérence, et de décence. Sauf à considérer que le suffrage universel, clé de voûte de la démocratie, est un gadget dont on peut abuser en toute impunité aux dépens des électeurs, pris pour des gogos.

En l’espèce, nous avons appris comme beaucoup hier après-midi le ralliement de Thibaut Gripoix à Stanislas Chesnais. Jeu normal des alliances d’après premier tour, comme partout.

Thibaut Gripoix prend déjà les électeurs pour des gogos
Thibaut Gripoix prend déjà les électeurs pour des gogos

Quelle ne fut donc pas notre stupeur en découvrant ce matin dans le Courrier des Yvelines une longue interview du jeune rallié, au titre sans équivoque : « Thibaut Gripoix refuse toute fusion : ne pas trahir les électeurs ».

Puis, on se frotte les yeux en lisant le texte. C’est bien lui qui parle, on n’est pas le premier avril… Non, il est affirmatif et les propos sont sans équivoque :

« Soit on dit aux électeurs et dès le premier tour, avec qui on va s’allier et les choses sont claires, sinon on les trahit. En ce qui me concerne, je ne vois pas les autres candidats incarner mes valeurs. (Stanislas Chesnais et son équipe apprécieront !).

« Je préfère ne pas trahir mon électorat, mon équipe (encore ! Il n’a que çà en tête ?…acte manqué ?).

« Je ne veux pas qu’on dise de moi « c’est un opportuniste » (Là, c’est raté !)

Que penser d’une telle sortie à découvert sous la mitraille ?

Le jeune Thibaut n’a visiblement pas appris grand-chose, alors qu’il se targue de faire de la politique « depuis 18 ans ». Faisant fi de la moindre prudence et s’interdisant toute alternative, il se condamne à un splendide isolement… Posture de circonstance pour les lecteurs ? Elle tiendra deux jours.

Dire tout et son contraire le lendemain est symptomatique des professionnels de la politique comme Thibaut Gripoix, qui n’a jamais rien fait d’autre et en vit. On a vu trop de politiciens professionnels, obsédés par leur élection, et leur réélection, capables de tout pour y arriver. Justement ce que les Français rejettent, en grande majorité, exprimant leur dégoût au fil des sondages pour les partis et leurs petite combines.

On connaît la suite : Thibaut Gripoix va jurer la main sur sa carte de l’UMP avoir été mal compris, façon de redire aux électeurs qu’ils sont des idiots, au cas où ils ne l’auraient pas compris la première fois. Ces derniers apprécieront…

En fin d’interview, l’intéressé déclare : « il y a un problème de communication, il y a un problème de confiance ».

Nous pourrions répondre deux choses :

  • La confiance, çà se mérite, çà ne se décrète pas !
  • Une telle attitude de sa part ne va certainement pas contribuer à ramener la sérénité au Vésinet, et les électeurs vers les urnes !

Je laisse le mot de la fin à l’inoubliable Michel Audiard : « Les conneries, c’est comme les impôts, on finit toujours par les payer ».

Sauvons le Vésinet… de ce type de comportements ! A bon entendeur, salut.