Résultats du second tour : premiers enseignements

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Voici les résultats définitifs du second tour, assortis d’un commentaire dont les lecteurs me pardonneront le caractère nécessairement subjectif…

Bernard GROUCHKO : 2.458 voix soit 36,94%
Philippe BASTARD de CRISNAY : 1.607 voix 24,15%
Stanislas CHESNAY : 1.463 voix 21,99%
André MICHEL 1.126 voix 16,92%

Un retour en arrière sur les différentes campagnes m’inspire les réflexions suivantes.

Plus que jamais, le résultat du second tour de ce scrutin confirme que la politique est une discipline qui nécessite pour l’emporter de posséder parfaitement la science du rapport de forces et du marketing, associé à une communication efficace.

Ce que les anglo-saxons ont parfaitement compris depuis longtemps.

Le vote n’est qu’un passage à l’acte parmi d’autres de la même façon qu’un homme politique n’est qu’un produit à vendre (ce qui n’a rien de péjoratif dans mon esprit).

La méthode est la même :

– Etudes de marché,
– Ingrédients finement dosés,
– goût plaisant dûment testé,
– notoriété de la marque,
– image d’efficacité,
– supports commerciaux riches en promesses,
– visibilité dans les rayonnages,
– voire même cobranding, mais attention à ce dernier point : une mauvaise alliance et c’est raté !

La liste de Bernard Grouchko arrivée en tête hier a appliqué à la lettre ces recettes bien connues, capitalisant sur ses points forts et transformant l’essai du premier tour.
Avec 851 voix d’écart avec la liste de Philippe Bastard de Crisnay arrivé second, le score est sans appel. La mise en marché est réussie.

Pour demain, le défi pour l’équipe en place relève de la même logique : conserver la faveur des consommateurs / électeurs.

Et pour les fidéliser, mener en toute transparence les chantiers en cours, en palliant le manque de moyens financiers par un surcroît d’imagination (un cadre budgétaire contraint oblige souvent les dirigeants à plus d’intelligence, mais pas toujours, surtout au plus haut niveau du pays).

En bref, offrir à notre ville une vraie vision et la faire rentrer pour de bon dans le XXIe siècle, en rompant avec les habitudes passées.
On pourra alors, et seulement à ce moment-là, parler de « ville d’exception ».