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Hier soir, jeudi 8 mars 2018, s’est tenu un Conseil municipal extraordinaire au Vésinet.

Fin du suspense : le Maire Bernard Grouchko a pu dégager sur le fil une nouvelle majorité en intégrant des opposants « historiques » à des postes de maire adjoint.

Bernard Grouchko Maire du Vésinet
Bernard Grouchko Maire du Vésinet
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Les cartes sont à nouveau rebattues, après des débats très vifs qui laisseront malheureusement des traces durables, dans un contexte politique local alourdi année après année par d’incessantes querelles d’ego et d’absence de réalisations.

Ne jetons pas le bébé avec l’eau du bain : nous avons pu le constater hier soir,  il y a au sein de cette assemblée des personnes de valeur alliant expertise et droiture.

A l’issue de cette soirée, c’est donc un sentiment de tristesse et une impression de gâchis qui dominait dans le public venu très nombreux hier soir en mairie. Pour autant, nous sommes convaincus que des raisons d’espérer demeurent, sur la base d’une vraie rupture, si elle est réellement voulue et mise en oeuvre.

Et maintenant ?

A 2 ans des municipales de 2020,
le droit à l’erreur
n’est pas permis.

La réussite passe par une écoute sincère des souhaits des Vésigondins, et des réalisations concrètes, pas forcément pharaoniques, mais bien visibles. Faute d’une communication alliant transparence et pédagogie de la part des acteurs de la vie municipale, l’état d’esprit de la population oscille entre méfiance ou résignation, voire les deux à la fois. En clair : nos élus doivent entendre que le niveau de confiance des Vésigondins à leur égard est proche de zéro. Que leur image est durablement ternie, et que leur responsabilité dans cet immense gâchis est collective, là encore faute de savoir qui fait et propose quoi. Après de telles péripéties, des belles paroles ne suffiront pas : la confiance ne se décrète pas, elle se mérite.

De leur côté, les Vésigondins doivent reconnaître qu’un désintérêt accru pour la vie locale ne fera qu’aggraver la situation. Plus que jamais, il leur appartient de faire entendre leur voix et de réagir. Les plus désabusés doivent comprendre que de s’abstenir de voter conduit tout droit au clientélisme et à la tentation de certains élus de servir des intérêts catégoriels.

Il en va de notre responsabilité : nous sommes tous des électeurs mais aussi des contribuables.

Que souhaitent les Vésigondins ?

Bientôt un 6e maire en 10 ans pour le Vésinet ?

Suite à la publication de notre article du 20 février qui a réuni plus de 1700 lectures à ce jour [à lire ci-dessous], les nombreuses réactions reçues constituent un indicateur de l’état d’esprit des Vésigondins. En voici une synthèse que nous avons souhaité porter à la connaissance de tous. Pour ceux qui en douteraient, il leur suffit d’arpenter les rues de notre ville… et d’interroger les habitants.

MOINS …

  • D’entre soi, d’ignorance de l’avis et des besoins des « vrais gens »,
  • D’opacité et de clientélisme,
  • D’ambitions personnelles, de postures partisanes factices,
  • D’autosatisfaction,
  • De vision comptable du pilotage de notre ville,
  • D’abandon du centre-ville,
  • De bétonnage de certains secteurs désormais perçus comme « défavorisés »
  • De guerre des clans et d’ex-quelque chose en mal de revanche,

PLUS…

  • De vision pour l’avenir, de projets partagés,
  • De possibilité de s’exprimer,
  • De réalisations visibles au profit de notre quotidien,
  • De place faite aux jeunes,
  • De vie au centre-ville avec un projet Place du Marché finalisé et consensuel,
  • De qualité pour l’espace public et les animations,
  • De transparence, d’écoute et de partage,
  • De collectif et d’humain,
  • De convivialité et de bienveillance.

NOTA

Certains élus ne manqueront pas de nous accuser de souffler sur les braises, de faire de la politique. Ces mêmes élus ne se sont jamais donné la peine, en 4 ans, de nous contacter pour échanger avec nous, faire connaissance. Entendu : « Mêlez-vous de ce qui vous regarde, on fait du bon travail, on est fiers de notre bilan, vous n’y connaissez rien. Nous on sait ce qui est bon pour vous ».  Voilà pourquoi, plus que jamais, nous sommes résolus à être les porte-parole du plus grand nombre. Par précaution, nous avons fait relire cet article par des Vésigondins éloignés de la sphère politique. Ils en ont validé chaque mot, soulignant combien il correspondait bien à leur point de vue.

La nouvelle équipe d’Adjoints à l’issue du Conseil municipal du 08/03/2018

Sous réserve de modifications, tel qu’annoncé hier soir, le 08/03/2018.
Nouveaux adjoints en couleur.

  • Marie-Aude GATTAZ, 1ere Maire adjoint / Urbanisme
  • André MICHEL, 2e Maire adjoint / Finances et Personnel Municipal
  • Catherine POLITIS, 3e Maire adjoint / Culture et des Associations
  • François BONNIN, 4e Maire adjoint / Sécurité
  • Martine GENEIX, 5e Maire adjoint, chargée des Affaires scolaires, périscolaires, de l’Enfance et de la Famille.
  • Chantal GODEST, 6e Maire adjoint Maire adjoint chargée des Affaires sociales, de la Solidarité et du Logement.
  • Francis GUIZA, 7e Maire adjoint chargé du Sport et de la Jeunesse.
  • Catherine BERTIN, 8e Maire adjoint / Développement économique
  • Frédéric GOZLAN, 9e Maire adjoint / Événementiel

Cinq maires en 10 ans ? Au Vésinet, c’est possible !

Retour sur les rebondissements qui ont impacté durablement la vie municipale.

Robert VARESE - photo : Société d'Histoire du Vésinet

Robert Varèse (DVD) est élu en 2008 après avoir axé sa campagne sur le refus de la reconstruction de la patinoire détruite par un incendie en 2002 et voulue par son prédécesseur Alain-Marie Foy (UMP 1995-2008). Il est contraint de jeter l’éponge en 2012 pour raisons de santé.
Photo : http://www.histoire-vesinet.org

Philippe BASTARD de CRISNAYDidier JONEMANNPhilippe Bastard de Crisnay (DVD) lui succède le 18 janvier 2012. Mais un an plus tard, ce dernier est poussé vers la sortie suite à la démission, le 11 février 2013 de 11 conseillers municipaux sur 33, à l’instigation de son principal opposant Didier Jonemann (fils d’Alain Jonemann, maire du Vésinet de 1965 à 1995). Photo : http://www.histoire-vesinet.org

Cette démission rend nécessaire une nouvelle élection municipale qui se déroule les 14 et 21 avril 2013. Quatre candidats s’affrontent au second tour. Le candidat DVD Didier Jonemann est arrivé en tête, avec 42,19% des voix. Le maire (UMP) sortant Philippe Bastard de Crisnay, qui était arrivé en tête au premier tour de cette élection le 14 avril, a obtenu 36,32% des voix.  Photo : http://www.levesinet.fr

Stanislas ChesnaisAndré MichelStanislas Chesnais, candidat DVD de sensibilité centriste, est arrivé en 3e position avec 10,81% des voix, tandis que le socialiste, à la tête d’une liste DVG d’union de la gauche, André Michel, n’a obtenu que 10,68% des voix. La participation, de 44,06%, a été plus élevée qu’au 1er tour, où elle était de 40,90%. Photo : http://www.levesinet.fr

A l’issue de cette élection municipale partielle, Didier Jonemann devient premier magistrat, avant d’être frappé d’inéligibilité. En juin 2014 le Conseil d’État confirme la décision du tribunal administratif de décembre 2013, laquelle signifiait à Didier Jonemann son inéligibilité pour un an suite au rejet de ses comptes de campagne relatifs à l’élection partielle anticipée d’avril 2013.

Bernard GrouchkoBernard Grouchko, alors Premier Adjoint, prend les commandes jusqu’aux élections municipales un an plus tard.
En mars 2014, Bernard Grouchko l’emporte d’une courte majorité au terme d’une quadrangulaire où s’alignaient également Philippe Bastard de Crisnay (DVD), Stanislas Chesnais (DVD) et André Michel (PS). (voir plus bas)

Retour sur le résultat du 2e tour des municipales de 2014